Géomètres : entre crise et opportunités

| 15 décembre 2016 | 0 commentaire

Catégorie: A l'actu, Formation, Marché, Secteur public, Utilisateurs

Les cabinets de géomètres-experts, géomètres-topographes, photogrammètres et experts fonciers font face à de nombreux défis. C’est ce que montre l’étude qu’ils ont demandée à l’Observatoire des métiers dans les professions libérales (OMPL).

En 2014, géomètres, topographes, photogrammètres et experts fonciers représentaient 1 800 établissements, généralement de petite taille avec une moyenne de six employés par structure. Avec 11 000 salariés et un peu plus de 2 000 non salariés, le secteur ne pèse pas bien lourd face aux 35 000 salariés des cabinets d’architecture et aux 248 000 dans l’ingénierie et les études techniques. La branche paye un lourd tribut à la crise de 2008 et à la baisse d’activité d’un secteur de la construction avec 1 400 salariés en moins par rapport à la dernière étude de 2008.

Densité des salariés des cabinets de géomètres-experts, topographes et photogrammètres par régions en 2012. Derrière une moyenne de 1,9 salarié pour 10 000 habitants se cachent des disparités territoriales où l’on retrouve la coupure classique Nord-Ouest/Sud-Est. (© étude OMPL)

Les géomètres, topographes, photogrammètres se trouvent confrontés à plusieurs défis, qui ont tendance à fragiliser les plus petits établissements. Les innovations techniques en matière d’acquisition de données ne sont pas faciles à suivre, tant en termes d’équipements que de montée en compétences. Ces innovations (3D, drones, BIM…) modifient le paysage concurrentiel et la chaîne de valeur, ce qui oblige les professionnels à repenser leurs services et leur valeur ajoutée. Le contexte normatif a lui aussi tendance à s’emballer dans les domaines du foncier et de l’urbanisme. De plus, l’accès à la commande publique devient plus compliqué pour les petits cabinets, partenaires privilégiés des communes, mais pas forcément des intercommunalités qui sont maintenant aux commandes. Comment va évoluer la profession ?L’OMPL étudie plusieurs scénarios prospectifs, selon la capacité des établissements à embaucher les bons profils, à se former, à mutualiser certaines acquisitions, à faire valoir leurs compétences techniques. Car si la période est dure, elle recèle également des réelles opportunités dans les domaines de la géomatique, de la détection de réseaux, de la génération de maquettes 3D, du bâtiment et de la ville intelligente.

  • Pour accéder directement aux études (portrait et prospective) suivez ce lien
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