La culture du risque entre au patrimoine de l’humanité

| 3 décembre 2018

Catégorie: A l'actu, Cartographie, Institutions, Sécurité/défense

Jeudi 29 novembre, la Suisse et l’Autriche ont été inscrites sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO pour leur gestion du danger d’avalanches.

Dès l'école, les jeunes Suisses et Autrichiens apprennent à lire les cartes topographiques et à comprendre le danger que représentent les avalanches (© Markus Stähelin, 2015)

Dès l’école, les jeunes Suisses et Autrichiens apprennent à lire les cartes topographiques et à comprendre le danger que représentent les avalanches (© Markus Stähelin, 2015)

Dans les régions montagnardes de Suisse et d’Autriche, les avalanches font partie d’une culture collective, transmise de génération en génération. Les légendes d’hier sur le Saint-Bernard Barry sont aujourd’hui prolongées par des cartes de dangers très détaillées, que chacun apprend à connaître et à décrypter. Avec ce classement, L’UNESCO reconnaît le caractère exceptionnel des techniques de protection (murs en coin, plantation d’arbres et de forêts…) et d’aménagement du territoire, mais également la mobilisation des habitants, qui savent lire les vents et les températures, et se mobiliser rapidement en cas d’accident.

Cette culture du risque s’est construite autour de connaissances sur les événements passés, que les bases de données géographiques ont permis de capitaliser. Parmi les porteurs du projet de classement se trouve l’Institut d’étude de la neige et des avalanches (SLF à Davos) qui modélisent les avalanches en 3D pour en comprendre la dynamique, et publie également un bulletin d’avalanche quotidien.

L’annonce de l’UNESCO sous ce lien

 

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