L’open data ? Un truc de brigands !

| 15 mai 2013 | 0 commentaire

Catégorie: A l'actu, Données, Institutions, Mobilité, Secteur public, Utilisateurs

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Un écran de Brigand fûté

Fin mars, l’institut d’aménagement et d’urbanisme de la région Ile-de-France (IAU) a organisé un hack data week-end autour des données ayant servi à l’élaboration du futur schéma directeur (SDRIF), aujourd’hui soumis à enquête publique. Une occasion de mettre en lumière un document peu connu du grand public et de s’essayer à la logique de l’open data. Avec des résultats parfois surprenants.

« Réinventer la région de demain » tel était le sujet proposé aux dix équipes de cinq personnes qui se sont retrouvées, le temps d’un week-end, dans les locaux de l’IAU, sous le regard bienveillant d’une douzaine de mentors. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les participants n’ont pas manqué d’imagination.

De Sim City à la famille Adams

Un écran de SIM SDRIF (http://bbecquet.github.io/sim-sdrif/)

Un écran de SIM SDRIF (http://bbecquet.github.io/sim-sdrif/)

Ainsi, parmi les applications de tourisme participatif, de portail citoyen sur les débats locaux, d’analyse d’impact de la future ligne 15, de localisation des meilleurs lieux de tournage de film ou de simulation d’aménagement façon Sim City, (Sim Sdrif), le jury a finalement choisi de donner le premier prix aux brigands futés, qui ont développé une application sur les 1 001 façons de se débarrasser d’un cadavre ou d’un magot gênant. Terrains vagues, décharges, chantiers, coins isolés en forêt, rivières tranquilles… tout peut être pris en compte, jusqu’aux magasins de bricolage et aux pharmacies indispensables en cas de mise en pièce détachées ou de blessure involontaire. Hé oui, même la famille Adams a su mettre à profit quelques-unes des données proposées par l’institut.

Préparation à l’open data

Car si l’imagination a pris le pouvoir le temps de ce week-end, l’objectif était bien de donner vie à un certain nombre de couches géographiques ayant servi de base à la carte de destination générale du SDRIF : mode d’occupation du sol en cinq postes, espaces urbanisés et à urbaniser, infrastructures de transport, espaces verts et espaces de loisirs… Au total, ce sont 34 couches qui ont été proposées aux candidats, que l’IAU avait produites ou qu’il avait l’autorisation de diffuser.

Pourquoi exposer ainsi les données du SDRIF ? C’est que la région et ses nombreux organismes associés (dont l’IAU) sont en train de mettre la dernière main à leur open data, dont une version bêta ouvrira fin mai, avant un lancement officiel pour la fin de l’année 2013, une démarche menée avec l’aide de la Fonderie (Loïc Hay et Gaël Musquet notamment).

« Le bilan est très positif, se félicite Frédéric Theulé, directeur de la communication de l’IAU. Les projets développés sont tous de qualité, et ont permis de faire travailler ensemble des profils très différents : développeurs, graphistes, aménageurs, étudiants, professionnels, etc. De plus, l’opération a rassuré nos équipes sur l’open data et son esprit de partage. Enfin, cela a également permis à la région, avec qui nous avons organisé cette manifestation, de mieux nous connaître. Et puis, on a passé un moment formidable, avec des gens passionnés et passionnants ». Grâce aux partenaires mobilisés (SNCF, RATP notamment), les lauréats sont repartis les bras chargés de cadeaux. La région pourrait également donner un coup de pouce à certaines applications pour qu’elles dépassent le stade de prototype. À suivre

 

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