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De PRODIGE à GEORHONEALPES

| 11 octobre 2013 | 0 commentaire

Catégorie: Données, IDG/IDS, Open Data, Reportages

Mi-septembre, la plateforme PRODIGE en Rhône-Alpes s’est officiellement ouverte à Internet. Mais pour quelques mois seulement, car elle devrait se fondre dans GEORHONEALPES d’ici la fin de l’année.

C’est sous les ors de la République que le préfet avait convié les services de l’État, collectivités et autres acteurs publics à l’ouverture officielle de PRODIGE sur Internet le 19 septembre dernier. Ainsi, plus besoin d’être un utilisateur reconnu pour accéder à plus de 400 couches de données au sein de l’interface. « Un impératif pour répondre aux obligations d’INSPIRE, mais aussi une façon de participer à l’open data et de militer pour plus de démocratie » insiste Denis Gaudin, adjoint au secrétaire général aux affaires régionales (SGAR).

Les services de l’État sous PRODIGE

Depuis 2006, les services de l’État en région utilisent la plateforme technique PRODIGE pour cataloguer, visualiser et échanger leurs données. En six ans, ce sont quelque 500 couches des données qui ont été constituées et documentées, sur toutes sortes de thèmes. L’outil, promu officiellement par l’État, a évolué au fil des années et parle OGC couramment. Toutes les données sont moissonnées sur le Géocatalogue (et inversement pour certaines) et une cartothèque permet également de publier toutes sortes de documents cartographiques. Développer les partenariats entre services prend du temps, mais les résultats sont là et PRODIGE remplit bien ses missions. La plateforme accueille même certaines données auvergnates, dans le cadre de la mise en place d’une base de données commune entre les services des DREAL et des DDT pour une meilleure connaissance des risques et des aléas sur l’ensemble de la zone de défense Sud-Est (qui regroupe Rhône-Alpes et l’Auvergne). Mais cette infrastructure de données géographiques (IDG) s’est développée sans les collectivités, ce qui a créé bien des tensions ces dernières années.

prodige.rhone-alpes.gouv.fr rassemble près de 500 couches de données, documentées et accessibles pour la plupart sous forme de services Web. Mais l’interface risque d’avoir besoin d’un bon coup de jeune pour devenir la base d’une IDG fédérant État et collectivités en région.

prodige.rhone-alpes.gouv.fr rassemble près de 500 couches de données, documentées et accessibles pour la plupart sous forme de services Web. Mais l’interface risque d’avoir besoin d’un bon coup de jeune pour devenir la base d’une IDG fédérant État et collectivités en région.

La difficile émergence d’une IDG fédératrice

Tout cela ne sera-t-il bientôt qu’un lointain souvenir ? On aimerait le croire quand on écoute Hervé Saulignac, conseiller régional, et Hervé Morandi, chargé des TIC au SGAR, expliquer comment PRODIGE doit être considéré comme une étape préparatoire à GEORHONEALPES qui va intégrer les collectivités au sein d’une IDG élargie, au service de l’intelligence territoriale. Reste que mettre en place un dispositif, une gouvernance et des outils techniques qui vont satisfaire toutes les parties n’est pas simple et doit prendre en compte le lourd héritage des années où chacun a travaillé de son côté. Les collectivités vont-elles se mettre en marche de bon cœur pour documenter et publier leurs données sur la plateforme technique utilisée depuis des années par les seuls services de l’État ? Car si PRODIGE en tant qu’IDG réservée aux services de l’État de la région s’arrête officiellement à la fin de l’année, l’outil technique PRODIGE continuera à vivre et devra accueillir les nouvelles données.

GEORHONEALPES peine à sortir des cartons même si la feuille de route se précise. À l’État, l’administration du dispositif régional et la mise à disposition de la plateforme technique PRODIGE, à la région l’animation, l’investissement lié au déploiement et le travail collaboratif. Un animateur arrivera le 1er décembre. Le secrétariat technique, qui rassemble désormais représentants de l’État et des collectivités, a la charge de définir l’organisation globale du projet ainsi que son périmètre fonctionnel et technique. Il doit également rédiger un projet de charte d’adhésion. Car pour l’instant, aucune structure dédiée n’est prévue. Côté budget, le flou est de rigueur même si quelques dossiers porteurs ont déjà été identifiés, comme l’aménagement numérique des territoires. Cependant, il va bien falloir se préparer rapidement aux prochains CPER. « Mais, recommande Hervé Saulignac, commençons par donner du sens à cette marche et à la faire comprendre aux élus qui ne se sont pas pressés dans la salle cet après-midi. » Dont acte. Chacun est reparti prêcher la bonne parole.

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