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Demain, un toubib dans votre smartphone ?

| 15 janvier 2016 | 0 commentaire

Catégorie: Données, Dossier : Bonne géo-santé !, Entreprises, Environnement, Grand public, Matériel/GPS, Open Data, Recherche

À l’heure où vous lirez ce dossier, le CES de Las Vegas, célébration mondiale de la high-tech, aura tout juste fermé ses portes. Les applications reines et les objets connectés les plus remarqués concernent désormais le bien-être et la santé. Un domaine émergent qui sait tirer parti, lui aussi, de la dimension géographique, comme nous le montrent trois exemples.

Il n’y aurait aujourd’hui pas moins de 150 000 applications de bien-être et santé pour smartphone. Certaines exploitent la géolocalisation de leurs utilisateurs.

Breathe Up associe un capteur pour surveiller la qualité de l’air à la maison et une application qui utilise les données disponibles pour effectuer des recommandations pour ses activités physiques.

Breathe Up associe un capteur pour surveiller la qualité de l’air à la maison et une application qui utilise les données disponibles pour effectuer des recommandations pour ses activités physiques.

Mieux respirer

Breathe Up, suite de Fab’Air qui avait été présenté lors des dernières Rencontres DécryptaGéo, entend préserver notre capital respiratoire. Présentée en avant-première au CES, l’application exploite les réseaux déjà existants, les données diffusées en open data par les agences de surveillance de la qualité de l’air, mais également celles venant de son capteur personnel. Grâce à cette cartographie sous-jacente, elle va permettre à chacun de connaître la qualité de l’air dans son environnement immédiat, sur son parcours de jogging et d’adapter ses activités en fonction de sa vulnérabilité.

L’agenda allergique Macvia-Aria, disponible dans une quinzaine de pays, permet aux personnes souffrant de rhinite allergique de mieux prendre en main leur maladie et leur traitement, de faciliter les relations médecin/pharmacien/patient. « Jusqu’à présent, les médecins n’avaient de rapport avec leurs patients que lors des crises majeures », explique Daniel Laune, directeur scientifique de Kyomed qui participe au projet, issu d’un travail mené pendant dix ans avec de grands cliniciens européens. Le principe est simple, l’utilisateur répond chaque jour à quatre questions sur son état de santé et sur le traitement qu’il prend. En recueillant également la géolocalisation de ses utilisateurs, l’éditeur va pouvoir les prévenir en cas de démarrage de risque allergique, en faisant appel aux bases publiques mais également en transformant chaque utilisateur en sentinelle pour les autres.

Des observatoires à analyser

Le principe est un peu le même pour les observatoires développés par Withings grâce aux données transmises par les utilisateurs de ses objets connectés (en exploitant les adresses IP des ordinateurs). Ces observatoires (activité physique, poids, pression artérielle) sont une forme de restitution des données aux utilisateurs qui acceptent qu’elles soient exploitées. « Nous souhaitons également montrer aux chercheurs le potentiel de ces données » insiste Alexis Normand du département santé de Withings. L’entreprise travaille avec plusieurs laboratoires de recherche. Des études ont par exemple été publiées sur la comparaison de l’influence de la température, des précipitations et des pics de pollution sur l’activité physique en comparant différentes villes.

Lors du hackathon sur les données de santé organisé en février 2015 par Etalab, des corrélations ont été faites entre dépenses de santé et poids issues de l’observatoire Withings. « Mais les résultats ne sont pas assez robustes, se désole Alexis Normand. Il faudrait pouvoir faire les analyses à l’échelle individuelle, quitte à agréger ensuite les données pour publier les résultats. »

 

Vers la géomédecine ?
La géomatique va-t-elle conduire à la géomédecine ? C’est en tout cas la position défendue par Bill Davenhall, conseiller santé chez Esri Inc. Si chaque médecin peut faire l’historique de tous les endroits où son patient a vécu et travaillé, en identifiant les zones présentant des risques environnementaux pour la santé, il pourra ainsi orienter son diagnostic. En associant objets connectés collectant l’ensemble des positions de son patient et indicateurs de santé environnementale, grâce à son SIG personnel, le médecin pourra ainsi mieux cibler son action. Il aurait ainsi pu prévenir Bill qu’il avait toutes les chances d’avoir un infarctus ce jour de l’année 2000 où il s’est écroulé !

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