No Banner to display

Les pieds sur Terre et la tête dans le virtuel

| 15 septembre 2015 | 0 commentaire

Catégorie: Données, Portraits, Secteur public, Utilisateurs

Les sources d’inspiration de Nathalie Vernus-Prost ? Une curiosité tous azimuts, un fils de 17 ans, mais également une passion pour le jardinage, qui lui permet de cultiver ses idées !

Les sources d’inspiration de Nathalie Vernus-Prost ? Une curiosité tous azimuts, un fils de 17 ans, mais également une passion pour le jardinage, qui lui permet de cultiver ses idées !

Nommée en avril dernier « administrateur général des données » au Grand Lyon, Nathalie Vernus-Prost est directement rattachée au service géomatique et données métropolitaine. La nouvelle métropole devient ainsi la première collectivité à se doter d’un tel poste, montrant son engagement dans une politique active de valorisation de ses données. Portrait d’une femme dynamique qui entend bien mettre le numérique au cœur de services publics.

Quand nous nous sommes rencontrés fin juin, Nathalie Vernus-Prost n’avait pas encore de bureau au sein de son service. « Un problème de place, mais qui va se régler » tient à préciser la jeune femme. Mais un problème qui illustre bien la nouveauté d’un tel poste dans le secteur public. En effet, depuis la nomination d’Henri Verdier en septembre 2014 sous l’égide du Premier ministre, Le Grand Lyon est la première collectivité à accueillir l’équivalent français d’un « chief data officer », avant même la capitale.

Bien dans sa maison

Mais au café, l’accueil est chaleureux et l’équipe apprécie cette nouvelle venue qui squatte pour quelques heures le bureau d’une collègue. Il faut dire qu’elle la connaît bien. Depuis son entrée au Grand Lyon en 2001, elle a dirigé le centre de formation informatique, mis en place l’intranet puis l’extranet des élus de la communauté urbaine, avant de s’attaquer à l’Internet économique. « J’aime ce travail autour de la conduite du changement. Ces missions m’ont permis de faire le tour des services, de discuter aussi bien avec les égoutiers que les directeurs de la prospective, de travailler en étroite collaboration avec ce qui était alors la direction des services informatiques. Je suis ravie de les retrouver. » Nathalie Vernus-Prost a aussi appris à se mettre à la place des élus, puisqu’elle est élue elle-même. Adjointe au maire de son village natal de Mogneneins depuis 2008, elle a également été suppléante du conseiller général de l’Ain pendant quatre ans.

Un poste à la hauteur des ambitions lyonnaises

C’est entre autres le directeur de l’innovation numérique et des systèmes d’information qui a voulu que soit créé ce poste, afin d’incarner la nécessaire gouvernance de la donnée, et donner un coup d’accélérateur à une politique d’ouverture déjà bien entamée. « Quand j’ai vu l’annonce, c’était comme une évidence : ce poste était pour moi. » Ouvrir de nouvelles données, inciter les partenaires, sous-traitants et délégataires à faire de même, animer l’écosystème local et régional… la tâche est immense même si la métropole lyonnaise est déjà très outillée. Sa plateforme open data, son LivingLab, ses licences qui misent sur une réutilisation « éthique » des données, ses innovations autour de la mobilité« Nous disposons d’un socle solide. Mon poste consolide une organisation déjà bien en place. » La nouvelle administratrice générale sait également qu’elle peut compter sur des données géographiques de qualité, au cœur de toutes sortes d’innovations. « Placer mon poste au niveau de la direction de la géomatique est un hommage rendu aux données géographiques et à leur importance. »

Nombreuses actions

Mais Nathalie Vernus-Prost sait rester modeste. « Ma nomination intervient au moment où nous sommes en train de créer une nouvelle collectivité, c’est un énorme chantier. » Faire le tour des services, rencontrer par exemple les assistantes sociales venues du département pour comprendre leurs besoins et découvrir leurs données, continuer à développer une véritable culture du numérique, pour les agents mais aussi pour les habitants afin qu’ils puissent bénéficier du numérique sans le subir… pas besoin d’être sous les feux de la rampe pour avancer. « Je dois faire la preuve que ce nouveau métier a une valeur, que le numérique peut améliorer la vie quotidienne de chacun, sans oublier personne, même les plus fragiles, qu’il peut générer des emplois. » Pragmatique, l’une de ses premières missions est de construire le tableau de bord de sa propre activité, de se doter d’outils pour évaluer son action et l’impact de la stratégie métropolitaine. « Je souhaite également faire se rencontrer les acteurs producteurs de données sur le territoire. » Nathalie Vernus-Prost entend enfin faire évoluer les appels d’offres de la métropole afin qu’ils intègrent directement des clauses de diffusion des données produites. Au quotidien les sollicitations sont nombreuses, preuve que ce poste n’est pas un luxe. Faut-il autoriser un service d’aide à la mobilité qui exploite gratuitement les données de la métropole à intégrer un bouton « Uber » ? Telle était la question du jour lors de notre rencontre. Entre éthique et pragmatisme, l’administratrice générale des données de la métropole lyonnaise va devoir construire sa route en avançant !

 

Print Friendly, PDF & Email
Signaler un contenu

Laisser un commentaire

No Banner to display

No Banner to display