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L’IGN prend sa place dans la République numérique

| 15 décembre 2014 | 0 commentaire

Catégorie: A l'actu, Cartographie, Données, Grand public, Institutions, Secteur public

Axelle Lemaire, secrétaire d’État au numérique, veut qu’émerge une véritable République numérique. Aux côtés des collectivités, des entreprises, des associations, des citoyens… Il faut pour cela un État fermement engagé dans la voie de la révolution de l’open data. L’IGN entend bien montrer l’exemple et fait des propositions.

Que s’est-il passé en un an ? 5 novembre 2013 : L’IGN est pointé du doigt dans le rapport Trojette, comme l’exemple même de l’établissement public qui peine à ouvrir ses données. 13 novembre 2014 : le même IGN est cité en exemple par Axelle Lemaire comme l’Institut qui a « pleinement saisi les enjeux du numérique ».

Coup d’accélérateur avec l’adresse

Entre les deux, l’établissement a mis un coup d’accélérateur à la politique entamée il y a quatre ans, quand il a décidé de diffuser gratuitement son RGE pour les missions de service public. Poussé dans ses retranchements par OpenStreetMap sur l’adresse, l’Institut a su mettre à profit cette agitation, se rapprocher d’Etalab et avancer sur un sujet qui patinait depuis des années par manque d’impulsion politique. Désormais, l’IGN, La Poste, la DGFIP et OpenStreetMap vont collaborer officiellement au projet. Ce premier essai de grande ampleur est l’occasion de tester un modèle économique mieux adapté à la chute de la valeur sur les données brutes. Seuls celles et ceux qui souhaiteront garder la propriété des enrichissements qu’ils feront à la base nationale d’adresses auront à payer leur obole à l’Institut.

Stratégie réaffirmée

Entre-temps, l’IGN a lancé sa politique d’incubation pour les PME (IGNFab) et a organisé trois ateliers où il a rassemblé des acteurs venus de tous les horizons pour l’aider à imaginer quel pourrait être son rôle dans l’économie numérique. De ce temps de réflexion, certes un peu autocentré, émerge une série de neuf propositions qui corroborent les axes développés dans le contrat d’objectifs et de performance signé en juin dernier. Le vocabulaire est un peu différent (on ne s’adresse plus au ministère du Développement durable mais à celui en charge du numérique), mais les idées sont les mêmes : faire de l’IGN la tête de pont d’un service public de l’information géographique afin de nourrir les politiques publiques et favoriser l’émergence d’un secteur économique dynamique, le tout au service du citoyen.

C’est à la veille de son départ que Pascal Berteaud, directeur général de l’IGN, a accueilli Axelle Lemaire pour lui remettre ses propositions pour un « géo-service public du numérique ».

C’est à la veille de son départ que Pascal Berteaud, directeur général de l’IGN, a accueilli Axelle Lemaire pour lui remettre ses propositions pour un « géo-service public du numérique ».

Désormais doté des bons éléments de langage et ayant fait la preuve de sa capacité à intégrer la stratégie numérique de l’État, l’IGN attend un soutien politique que son ministère de tutelle ne lui a jamais donné. Axelle Lemaire a-t-elle entendu le message ? Il semblerait que oui, puisqu’elle est venue elle-même recueillir les propositions issues des ateliers du printemps 2014. Est-ce suffisant ? On peut se le demander puisque cet adoubement s’est fait au lendemain du parachutage d’un nouveau directeur général, nommé quelques jours plus tôt pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la direction de l’IGN, empêchant Pascal Berteaud de poursuivre le virage entamé depuis deux ans.

 

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