Open data et biodiversité : premiers décrets, premiers exemples

| 15 décembre 2016 | 0 commentaire

Catégorie: A l'actu, Données, Environnement, IDG/IDS, Institutions, Open Data, Uncategorized

La loi sur la biodiversité prend corps grâce aux premiers décrets d’application. Ils mettent l’accent sur l’extension de l’open data et renforcent la diffusion. Dans ce domaine, le parc naturel des Écrins montre la voie.

« Le risque majeur qui pèse sur la biodiversité, c’est l’ignorance, pas la connaissance, » martèle Barbara Pompili, secrétaire d’État à la biodiversité, en ouverture de la conférence de presse organisée le 29 novembre sur les dernières avancées en matière de gestion et de diffusion nationale des données.

L’open data s’étend au privé

Les premiers décrets d’application de la loi sur la biodiversité vont bien dans ce sens. Désormais, toutes les données relevant de l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) devront être publiées en open data, sauf si cette diffusion menace l’existence même des espèces et de leur environnement. Associations, institutions mais également bureaux d’études (à partir de janvier 2018) devront alimenter l’INPN, via les relais régionaux et thématiques du Système d’information nature et paysage (SINP). Aujourd’hui, il assemble 40 millions de données mais Bruno David, président du Muséum national d’histoire naturelle espère bien « atteindre une centaine de millions de données d’ici deux à trois ans ». Pour permettre le téléversement des données, le CEREMA et le Museum national d’histoire naturelle sont en cours d’élaboration du cahier des charges d’une plateforme qui assurera la cohérence, la standardisation, la traçabilité des données et le respect des référentiels du SINP.

La consultation publique sur le site de l’INPN continue à se faire selon une maille de dix kilomètres de large ou à la commune. Les possibilités de téléchargement vont s’étendre (limité aujourd’hui aux zonages) pour prendre en compte l’ensemble des données, qui seront accessibles selon leur niveau de sensibilité à l’échelle la plus fine (géolocalisation précise) ou de façon floutée. Les données sensibles non floutées ne seront accessibles, elles, qu’aux organismes habilités (DREAL, Agence française de la biodiversité…) ou dans le cadre de partenariats validés.

Un atlas interactif aux Écrins

Open data et open source font bon ménage en matière de biodiversité. Photos, statistiques, graphiques, carte des dernières observations… Biodiv’Ecrins regorge d’informations.

Cette conférence de presse a également été l’occasion de découvrir Biodiv Ecrins, l’atlas de la faune et de la flore mis en ligne par le parc national des Écrins. Le site permet de connaître les espèces présentes dans chaque commune du parc, d’accéder à des fiches détaillées et illustrées par espèce… le tout avec une fenêtre cartographique de géolocalisation. « L’atlas regroupe 500 000 données recueillies depuis quarante ans. Il comprend des photos, des vidéos, des rapports scientifiques… ce sont toutes les connaissances de nos agents qui sont rassemblées » se félicite Camille Monchicourt, chef du pôle système d’information du parc. Développé en interne sous forme d’un projet open source, GeoNature-atlas peut facilement être exploité par d’autres structures. Souhaitons-lui le même succès que Geotrek.

 

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