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LE SHOM ET LA MARINE NATIONALE EXPÉRIMENTENT UN DRONE DE SURFACE HYDROGRAPHIQUE DANS LE CADRE D’UN PROGRAMME D’ARMEMENT DE LA DGA

| 30 octobre 2020 | 0 commentaire

Catégorie: 3D, Communiqués, Institutions, Matériel/GPS, Sécurité/défense

SHOM drone

©iXblue USV devant le bâtiment hydro-océanographique Beautemps-Beaupré

Les eaux sous juridiction française couvrant un total de près de 11 millions de km² (avec les extensions du plateau  continental  en  vigueur),  la  France  dispose  du  2ème   domaine  maritime  mondial.  Afin  d’affirmer  sa souveraineté sur ses eaux, respecter ses engagements au titre de la convention Safety Of Life At Sea (SOLAS), protéger et gérer l’activité économique dans ses eaux, l’Etat confie la mission de cartographie maritime de ces étendues au Shom (Service hydrographique et océanographique de la marine). Il assume, en outre, la mission de soutien environnemental marin au profit des forces françaises, dans une potentielle zone d’intérêt couvrant plusieurs dizaines de millions de km².

La capacité à assumer ces responsabilités repose en grande partie sur la flotte de bâtiments hydrographiques et océanographiques de la Marine nationale, composée du bâtiment hydro-océanographique (BHO) Beautemps- Beaupré (admis au service actif en 2003) et des trois bâtiments hydrographiques de seconde classe (BH2) La Pérouse, Borda, et Laplace, mis en service en 1988 et 1989.

Le renouvellement des BH2  est planifié dans le cadre de l’opération d’armement relative à la « Capacité hydrographique et océanographique future (CHOF) » conduite par la Direction générale de l’armement avec l’appui du Shom, en concertation avec l’état-major des armées et l’état-major de la marine. Ce programme ne doit pas seulement renouveler les navires anciens mais doit aussi adapter les capacités hydrographiques aux nouvelles technologies disponibles, dont  l’utilisation  de drones, afin  de  disposer de nouveaux moyens  de description fine de l’environnement sous-marin pour répondre à des besoins émergents dans l’extension des domaines de lutte.

Cette évolution opèrera une transformation significative des moyens du Shom et de la Marine ainsi que des savoir-faire hydrographiques.

En  préparation  de  ce  programme  et  en  exécution  d’un marché passé par la DGA avec la société iXblue, le Shom a conduit en mer d’Iroise, durant tout le mois de septembre, à bord du BHO Beautemps-Beaupré, des essais d’évaluation du  « DriX»,  drone  hydrographique  de  surface  supervisé (USV), et de son système de mise à l’eau et de récupération. Il s’agit de qualifier les performances hydrographiques de ce type  de  porteur,  d’en  appréhender  le  concept  d’emploi potentiel et d’évaluer les gains apportés par ces systèmes innovants.

 

Ces essais consistent en des levés bathymétriques à différentes profondeurs, atteignant près de 200 m dans la fosse d’Ouessant, avec pour objectif de qualifier les performances globales de l’engin en termes d’endurance et de qualité des données, et d’évaluer sa plus-value par rapport aux systèmes actuellement en service (vedettes et navires hydrographiques).

SHOM drone

Epave en baie de Douarnenez – Sondage au sondeur multifaisceau par USV

 

L’objectif  visé  par  de  tels  engins  est  d’augmenter  la productivité  des  levés  hydrographiques  tout en améliorant la qualité des données recueillies. Un Drix puis deux Drix ont ainsi été successivement déployés en mode collaboratif pour vérifier leur complémentarité, leur comportement et pour appréhender les nécessités induites par le doublement de cette capacité.

D’autres  expérimentations  de  drones,  de  surface  ou sous-marins,  seront réalisées durant les deux prochaines années au titre de la phase de préparation du  programme  CHOF.  In  fine, ces expérimentations permettront de définir les moyens de relevés les plus appropriés et les plus performants pour répondre à des besoins croissants de relevés hydrographiques.

De tels déploiements à la mer ont également pour objectif de tirer des enseignements en termes de conception et de spécification des bâtiments hydrographiques de nouvelle génération (BH NG) destinés à remplacer les BH2 : capacités de manutention et de mise en œuvre, de maintenance embarquée, dimensionnement et compétences de l’équipage…

Le  retour  d’expérience   capitalisé  sur  ces  essais  servira  à  enrichir  les   réflexions  entamées  sur  le dimensionnement de la capacité hydrographique et océanographique future de la Marine dont le premier BH NG est envisagé en 2026.

Contacts presse

Hélène Lecornu

Responsable communication helene.lecornu@shom.fr

 

Claire Favot

Assistante communication claire.favot@shom.fr

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