SIG 2019 : les nouveaux services numériques d’Airbus s’affichent

| 28 octobre 2019 | 0 commentaire

Catégorie: Cartographie, Données, Entreprises, Environnement, Imagerie, Logiciels, Marché, Reportages, Satellite/Spatial, WebMapping

Il fut un temps où la vente de stations de réception et les contrats militaires constituaient la principale source de revenu pour SPOT Image, le fleuron français de l’observation de la Terre. Aujourd’hui, le « robinet à images » d’Airbus Intelligence (successeur de SPOT Image) coule à flots et alimente une nouvelle génération de services, à destination de différents secteurs économiques. Une approche qui nécessite de faire appel à des partenaires.

Une image SPOT 6 de plantations de palmiers à huile (document Airbus)

Une image SPOT 6 de plantations de palmiers à huile (document Airbus)

Nicolas Huguet, nouveau vice-président Airbus Intelligence en charge du développement des services numériques

Nicolas Huguet, nouveau vice-président Airbus Intelligence en charge du développement des services numériques

« Avec Starling, Nestlé qualifie ses fournisseurs, vérifie qu’ils tiennent leurs engagements de non-déforestation » se félicite Nicolas Huguet, le nouveau vice-président d’Airbus Intelligence en charge du développement des services numériques sur la grande scène de SIG 2019. Le service Starling qu’il présente a été développé par Airbus, esri et l’association de lutte contre la déforestation Earthworm afin de permettre au géant alimentaire de suivre ses fournisseurs d’huile de palme, d’en sélectionner de nouveaux, d’identifier des zones à risque. Car aujourd’hui, la pression monte sur ce type d’entreprises, qui se doivent d’apporter « la preuve par l’image » qu’elles respectent (et donc que leurs sous-traitants respectent) les engagements pris.

Images, algos, data et interface

La couche déforestation s’appuie principalement sur les dernières images acquises par les satellites SPOT 6 et 7 sur les zones cibles, mises à disposition dans OneAtlas. Les résultats des algorithmes de machine learning qui détectent les zones déboisées font l’objet d’un contrôle qualité supervisé. Mais c’est le croisement entre ces données et celles de Nestlé (listes des fournisseurs, production…) qui fait la valeur du produit image, ainsi que la façon dont il est encapsulé dans un tableau de bord interactif (c’est là qu’intervient esri) et des rapports synthétiques. La couche déforestation est la base du service mais, chez Nestlé, tous les utilisateurs de Starling ne la regardent pas.

La couche déforestation de Starling (image Airbus)

La couche déforestation de Starling (image Airbus)

Ce type de service est emblématique des nouveaux modes de consommation de l’imagerie spatiale : des produits ciblés, peu techniques, directement intégrés dans les process du client grâce au Cloud, qui offrent une vision « objective » d’une problématique complexe à moindre coût. Si les briques et la logique générale derrière ces services existent depuis déjà longtemps dans certains domaines (surveillance maritime, agriculture avec Farmstar ou plus récemment Verde), elles peuvent désormais se décliner dans de nombreux secteurs économiques en gagnant en simplicité d’exploitation, en faisant quasiment disparaître la représentation géographique. Grande consommation, smart cities, approvisionnement en productions agricoles industrielles telles que pâte à papier, cacao, café… Nicolas Huguet ne semble pas manquer d’idées de marchés à développer. « Mais nous n’avons pas vocation à savoir tout faire. C’est pourquoi nous allons vers les acteurs qui sont bons sur certains marchés verticaux » conclut-il. Avis aux amateurs.

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