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SNI met des cartes au cœur de ses décisions

| 20 novembre 2017

Catégorie: Cartographie, Données, Dossier : Géomatique et décision, Entreprises, Logiciels, Réseaux/Transports, Secteur public, Utilisateurs, WebMapping

838 mots, environ 3 minutes de lecture

Sur les sept mille collaborateurs du groupe SNI, opérateur immobilier global et social, filiale de la Caisse des dépôts et consignation, plus de mille trois cents ont accès à des cartes interactives. Parmi eux, les directeurs d’établissements, de filiales, la direction générale, les chefs de service. Ici, le géodécisionnel semble être entré dans les gènes.

Depuis la création de la SOGIMA en 1961, le groupe SNI a beaucoup grandi pour comprendre une vingtaine de filiales et d’établissements. Aujourd’hui, ce sont près de 400 000 logements gérés et 10 000 construits rien qu’en 2016. Ici, on fait construire, on réhabilite, on achète, on vend, on loue, on gère des logements sociaux, intermédiaires ou à destination de personnes accompagnées dans toute la France. Pour soutenir l’ensemble des métiers d’un groupe aux multiples facettes, la carte s’avère indispensable.

Premiers pas avec Dynmap

Quand Georges Berteloot arrive à la direction du patrimoine en 2005, « on tirait des plans avec MapInfo de façon ponctuelle, à la gestion locative. C’était des cartes d’inventaire, de livraison du patrimoine. » Après s’être équipée d’un deuxième poste Mapinfo, la petite équipe se lance en 2007 dans un webSIG. Dynmap de Simalis est retenu. Dix ans plus tard, les deux licences MapInfo sont toujours là, complétées par un poste sous QGIS. Mais ce sont surtout quelque 1 300 postes qui accèdent à l’une ou l’autre des nombreuses applications qui ont été développées sous Dynmap, désormais intégré à Business Geografic. Chacune dispose d’une interface particulière, de requêtes préparées, de données adaptées.

Importance de l’infocentre

Un exemple de « scoring ».

Un exemple de « scoring ».

Au cœur du dispositif informationnel, il y a un infocentre. « C’est le cadre commun à tout le groupe. Toutes les données y sont normalisées. Certaines sont remises à jour quotidiennement, notamment ce qui vient des CRM* et des ERP*, d’autres mensuellement, comme les taux de vacance dans notre patrimoine ou les dates de construction. Il y a ensuite un travail d’agrégation plus ou moins important selon les données » détaille Sandra Beer, géographe et statisticienne, chargée des études patrimoniales. Car ces données sont essentiellement fournies sous forme d’indicateurs, qui s’assemblent pour fournir des scores, selon des méthodologies développées en interne, permettant d’apprécier les nombreuses dimensions d’un territoire : projections en termes de vieillissement de la population, capacités financières, tensions possibles sur le marché, etc. Tout doit être apprécié avec soin pour assurer une bonne adéquation entre logements et population.

Même si Dynmap ne vient pas s’alimenter en flux continu sur l’infocentre, il s’en nourrit via des extractions régulières, parfois par le biais de tables préparées, afin de donner une vision cartographique des nombreux indicateurs. « Quand certaines données ne servent qu’à Dynmap, on les intègre directement » complète Sandra Beer.

Du géodécisionnel sans logiciel de Business Intelligence

Les schémas d’agglomération, les dossiers de vente, les discussions avec les collectivités… la mise en relation du patrimoine du groupe avec son environnement est essentielle. C’est la cellule SIG, qui assure la gestion et la maintenance de cette couche et la met à la disposition de l’infocentre qui vient l’interroger. « Tous les outils ont besoin d’un x et d’un y. Nous fiabilisons cette dimension spatiale avec les cartouches cartographiques des différents logiciels, comme l’ERP, » détaille Séverin Paques, responsable SIG.

Dans le cadre des schémas d’agglomération, de nombreux critères sont étudiés et cartographiés. Ici, l’attractivité par Iris pour les jeunes (en haut) et pour les familles (en bas).

Dans le cadre des schémas d’agglomération, de nombreux critères sont étudiés et cartographiés. Ici, l’attractivité par Iris pour les jeunes (en haut) et pour les familles (en bas).

Depuis le printemps, SNI dispose d’une licence pour accéder aux flux WMS du Géoportail, ainsi que d’un accès aux données HERE pour les transports. Un choix qui permet de répondre aux besoins les plus simples de géolocalisation, de calcul de distances. Ainsi, un commercial peut localiser un projet et générer automatiquement toute une série d’indicateurs clés.

Un serveur GEO, le nouveau moteur de Business Geografic, a également été installé. La migration des nombreuses applications est en cours de réflexion mais se fait avec prudence, histoire d’éviter toute régression fonctionnelle.

Première utilisation de la technologie GEO, le site Internet du groupe qui présente une vue synthétique du patrimoine SNI.

Première utilisation de la technologie GEO, le site Internet du groupe qui présente une vue synthétique du patrimoine SNI.

Rapprochements en cours

Une première cartographie du patrimoine a été introduite dans Qlik Sense, mais ce n’est pas le cœur du géodécisionnel chez SNI, en tout cas, pas encore, car la solution GeoQlik est regardée de près. « On ne peut pas réduire les solutions d’aide à la décision à la seule utilisation de Qlik Sense. De nombreux outils développés sous Dynmap nous aident à prendre des décisions, » insiste Sandra Beer, ravie de savoir que les décideurs ont pris en main certaines applications.

Les nouveaux projets ne manquent pas. Une réflexion est en cours avec Grand Paris Habitat pour récupérer le plan local d’urbanisme. « Nous sommes en train de présenter un projet à la Caisse des dépôts, explique Séverin Paques. Nous souhaitons aller vers de la géodécision foncière. En s’appuyant à la fois sur notre savoir-faire cartographique et notre expertise foncière, nous avons proposé un outil d’aide à la décision, basé sur des indicateurs. »

« Nous essayons de faire passer le message que la cartographie est là pour aider la décision, conclue Sandra Beer. Nous faisons gagner du temps aux collaborateurs sur des tâches répétitives. Nous avons également donné une dimension cartographique aux méthodes de scoring développées en interne. Mais pas question de les imposer. »

 

 

*ERP ou « Entreprise Resource Planning » désigne les logiciels de gestion intégrée (exemple SAP)

*CRM : logiciels de gestion de la relation client (exemple Salesforce)

 

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