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Trouver le meilleur chemin

Catégorie: Données, Dossier : Géomatique et handicap, Grand public, Logiciels, Mobilité, Réseaux/Transports

Pour aider les personnes en situation de handicap à préparer leurs déplacements et éviter les nombreux pièges que recèlent encore les espaces publics, quoi de mieux qu’un calculateur d’itinéraires ? Revue d’une offre prometteuse qui cherche encore son marché.

À Lorient, les calculs d’itinéraires sous Handimap prennent en compte de multiples équipements selon neuf types de handicap et quatre niveaux d’accessibilité, mais doivent se faire commune par commune et ne concernent que les zones des PAVE.

À Lorient, les calculs d’itinéraires sous Handimap prennent en compte de multiples équipements selon neuf types de handicap et quatre niveaux d’accessibilité, mais doivent se faire commune par commune et ne concernent que les zones des PAVE.

Quand Rennes lance son concours d’applications en 2010 autour des données qu’elle vient de mettre en ligne sur son portail open data, Bertrand Gervais appelle son ami et ancien collègue d’études Grégoire Morin. Ensemble, ils développent Handimap, un calculateur d’itinéraires « aussi accessibles que possible ». L’application remporte un prix et fait parler d’elle. « Rapidement, nous avons été contactés par Montpellier qui voulait intégrer cette problématique dans son projet de portail open data. Nous avons créé Handimap Montpellier dans le cadre d’un appel à projets. Ensuite, nous avons fait beaucoup de démonstrations. Nous avons travaillé avec Carnon et Balaruc-les-Bains grâce à Hérault tourisme qui inclut notre calculateur d’itinéraires dans son application mobile, développée par Mobizel. Aujourd’hui nous travaillons également avec Keolis Rennes qui intègre notre calculateur d’itinéraires dans ses applications et essaye de le diffuser dans les autres filiales » détaille le fondateur.

Une nouvelle étape avec Lorient

C’est en 2013 que le tandem rencontre Lorient. « Nous avons dû intégrer les données de vingt-cinq communes, en faire un graphe navigable et beaucoup étoffer notre back-office pour que l’agglomération puisse charger ses données et les corriger via des contributions internes » reconnaît Bertrand Gervais. Pour l’instant, les itinéraires sont uniquement pédestres. Le parcours peut être visualisé sur la photo aérienne et téléchargé sur un récepteur GPS. La prise en compte du réseau de transports en commun, une déclinaison mobile sont au menu de l’année 2016.

Mais la richesse des données fournies par l’agglomération de Lorient reste exceptionnelle et bien souvent, les collectivités ne disposent pas des données nécessaires à la réalisation d’un graphe exploitable. Malgré un nombre de démonstrations imposant, Handimap ne permet pas à la petite équipe (désormais enrichie d’un troisième larron) de vivre du projet, qui n’assure à chacun qu’un complément de salaire.

D’autres projets moins aboutis

Au-delà des calculs d’itinéraires dédiés aux personnes handicapées, plusieurs projets s’intéressent aux mobilités douces via des profils d’usager allant de la pleine forme à la déficience visuelle en passant par les poussettes, béquilles et même… les talons aiguilles. Saint-Quentin-en-Yvelines propose ainsi un calculateur d’itinéraires dans le cadre du projet AccesSIG, mais l’application semble « officieuse ». L’utilisateur commence par renseigner son propre niveau de déficience en répondant à dix-sept questions sur sa capacité à se déplacer (escaliers, dangers, cheminement…). La direction innovation et recherche de la SNCF aurait également dans ses cartons un projet de calculateur d’itinéraires à l’intérieur de ses gares pour les personnes à mobilité réduite.

Wegoto souhaite également profiter des relevés réalisés par son application WegoTrack pour proposer un calculateur d’itinéraires sur smartphone et tablette prenant en compte cinq profils différents et plusieurs niveaux de difficulté.

Côté recherche, citons la thèse de Nadja Victor sur la marche en ville au Luxembourg. Centrée sur les déplacements piétonniers dans la ville capitale, la jeune chercheuse a mené un intense travail de terrain et développé un calculateur d’itinéraires tenant compte du profil de l’usager. Il modélise les restrictions sous forme de poids, plus ou moins importants selon le profil choisi. Un même algorithme permet aux cadres de la finance d’éviter de se salir le bas du pantalon, aux personnes âgées de prendre trop d’escaliers et aux personnes en fauteuil roulant d’éviter les fortes pentes. Une des originalités du projet est de prendre en compte les conditions météo (temps humide ou sec), et d’éviter ainsi les pavés glissants dans les rues pentues.WEB-NON-175-dossier-handicap-Luxembourg

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