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L’abécédaire des GeoDataDays

| 11 juillet 2018

Catégorie: A l'actu, Cartographie, Données, Entreprises, Environnement, IDG/IDS, Institutions, Logiciels, Marché, Mobilité, Open Data, Réseaux/Transports, Secteur public, Utilisateurs, WebMapping

Il s’en est passé des choses au Havre les 3 et 4 juillet. Petit résumé en images et en 26 lettres.

A comme AFIGEO. Coorganisé par l’AFIGEO et DécryptaGéo, les GeoDataDays ont permis à l’association française pour l’information géographique de faire le plein de nouveaux adhérents. Serge Bossini, directeur de la recherche et de l’innovation au sein du ministère de la Transition Écologique et Solidaire a également affirmé son soutien à l’association, subvention à l’appui.

B comme Blog. Un nouveau blog a officiellement vu le jour lors des GeoDataDays : Profession Géomaticien, animé par l’AFIGEO et Georezo. Lors de la table ronde sur l’évolution des métiers, Julien Moura a également présenté El Géo Paso, un outil d’analyse statistique des offres d’emploi. Une belle initiative totalement bénévole.

C comme Coopération. La coopération, c’est l’avenir de l’information géographique ! Telle pourrait être la conclusion des GeoDataDays 2018, tant le sujet a sous-tendu nombre de conversations et de sessions. Coopérations entre collectivités pour permettre aux plus petites de bénéficier des compétences des plus grandes, coopérations entre acteurs locaux au sein des infrastructures de données géographiques (IDG), coopération entre l’IGN et les acteurs publics…

D comme Débats. Les deux grands débats, l’un sur les données souveraines et les communs, l’autre sur le plan de corps de rue simplifié, ont permis de confronter visions politiques et stratégiques à la réalité des utilisateurs de données géographiques. Des moments privilégiés !

E comme Exposition. Grâce à la mobilisation de la région et de Virginie Femel, du département de la Seine-Maritime, une exposition sur l’histoire de la région Normandie, agrémentée de cartes anciennes, a pu être proposée. Un premier parlement en 1515, une première ligne SNCF en 1843, la naissance des industries mais également la recomposition des paysages et des villes à la suite de la deuxième guerre mondiale… Une quinzaine de panneaux ont permis aux participants d’apprécier toute la richesse de la région.

F comme Futur. À quoi ressemblera le futur de l’information géographique ? Quelle sera sa place dans le véhicule autonome, l’internet des objets, la blockchain ou les nouvelles mobilités ? Quelles compétences devront accumuler les futurs géomaticiennes et géomaticiens ? Autant de questions abordées lors des grands défis.

G comme Géoinnovations. Le festival des géoinnovations, héritier des Rencontres DécryptaGéo, est toujours un moment important. Cette année, douze idées ont été présentées, de l’utilisation de la réalité augmentée pour visualiser les réseaux enterrés à une méthode originale de création de trames vertes et bleues en milieu urbain en passant par la photographie aérienne « green ». Il y en a eu pour tous les goûts.

H comme Hauteur. Jacques Arnould, expert éthique du CNES, nous a fait prendre de la hauteur en se prêtant au jeu du « grand témoin » un peu décalé mais toujours pertinent. En revenant sur l’histoire de la conquête spatiale et de la course à l’espace, il a enjoint les auditeurs à ne pas « oublier la Terre » et à agir en conscience au quotidien. Une belle leçon de questionnement.

I comme IGN. L’IGN, l’un des trois sponsors Or avec Business Geografic et Esri, a profité des GeoDataDays pour révéler les grandes lignes de son nouveau projet d’établissement, encore plus orienté vers l’open data « mais progressivement et selon nos possibilités économiques », comme a tenu à le rappeler Daniel Bursaux, son directeur général, en ouverture des conférences. Lors du festival des Géoinnovations, le nouvel appel à projets IGNfab sur l’agriculture, la forêt et la biodiversité a également été présenté. À vos projets !

J comme Juillet. Comment se glisser dans le calendrier chargé des événements liés à la géomatique ? En choisissant des dates début juillet, les GeoDataDays proposent un dernier rendez-vous avant la pause estivale. L’occasion de lever le nez du guidon avant le départ du tour de France et de prendre de bonnes résolutions pour la rentrée !

K comme Kilomètres. 640 kilomètres de côtes le long de la Manche : une zone littorale aussi importante méritait bien une session dédiée et la venue du président du conservatoire du littoral, Hubert Dejean de la Batie.

L comme Le Havre. Cette première édition des GeoDataDays s’est tenue au Havre, grâce au soutien très actif des partenaires de la CRIGE Normandie. Le Havre symbole « de géographie, de modernité et d’ouverture » comme l’a remarqué Jean-Marie Seité, le président de l’AFIGEO, lors de l’ouverture de travaux. Autant de thèmes qui furent au cœur des débats pendant deux jours.

M comme Mojitos. Quel succès pour l’atelier Mojitos lors du cocktail du mardi 3 juillet au soir ! Un moment de détente et de discussions intenses, sur la terrasse du Carré des Docks, à peine troublé par un magnifique orage.

N comme Normandie. Héritière du pôle géomatique Normand (Basse-Normandie) et du réseau des géomaticiens Hauts Normands, la CRIGE Normandie, créée en 2015, a pleinement pris sa dimension régionale grâce à la signature d’une nouvelle convention par treize organismes lors des GeoDataDays : l’État, la région, les quatre départements, la métropole de Rouen et la communauté d’agglomération du Havre, l’Établissement Public Foncier, le syndicat d’énergie du Calvados (SDEC), Manche numérique et la Safer régionale. Cette signature fut l’occasion de découvrir un très bon petit film pédagogique présentant le CRIGE « Dessine-moi la CRIGE ».

Dessine-moi la CRIGE Normandie ! from SIG Normandie on Vimeo.

O comme open data. Ce fut l’un des thèmes incontournables des GeoDataDays, abordé dans plusieurs sessions et débats. Comment différencier les communs numériques de l’open data ? Posée lors du grand débat « Biens communs, données souveraines : demain, quel paysage pour l’information géographique en France ? », la question n’a rien d’évidente. En effet, la notion de commun implique une gouvernance partagée, ce qui n’est pas toujours le cas de l’open data. Comment les IDG se positionnent-elles face aux démarches sur l’open data ? Le CRIGE PACA et PIGMA ont apporté leur vision, tandis que plusieurs intervenants ont présenté leurs démarches autour de l’ouverture des données, notamment l’estuaire de la Seine.

P comme Puzzle. Les participants aux GeoDataDays ont pu découvrir les dernières créations des artisans cartographes, originaires du Havre. L’occasion de tester ses compétences dans la recomposition territoriale.

Q comme Questions. Le programme des conférences fut dense, sans doute trop dense ce qui n’a pas permis aux participants de poser toutes les questions qui brûlaient leurs lèvres. Promis, on fera mieux l’an prochain !

R comme Remerciements. « Pour une première, c’est incontestablement une réussite. Et le lieu choisi était très bien, tant pour son ambiance atypique d’ancien dock que son aménagement très réussi » ; « Nous avons été ravis de participer aux GeoDatadays. Cela a été la source de plusieurs contacts, et il est toujours agréable de se retrouver au milieu d’autres professionnel.le.s passionné.e.s du secteur. Félicitations pour toute l’organisation. » ; « Un grand merci pour cette manifestation très réussie. Tout était parfait. » ; « Bravo pour cette 1re édition des GeoDataDays, très réussie. » Beaucoup de participants aux GeoDataDays ont pris le temps d’envoyer un petit mail de remerciements à l’équipe d’organisation. Merci à vous !

S comme souriez, vous êtes filmé ! À venir prochainement sur le site des GeoDataDays, les vidéos intégrales des grands débats ainsi que du grand témoin, des reportages… De quoi revivre l’événement à domicile.

T comme Trente-sept. C’est le nombre de sponsors qui ont permis aux GeoDataDays d’exister. Plus d’une vingtaine d’entre eux ont présenté leurs produits et services dans l’espace d’exposition et sont intervenus lors des conférences. Services, production de données, édition de logiciels, formation, conseil… les participants ont pu faire le plein de démonstrations.

U comme Union. L’union fait la force et les chiffres de participation au GeoDataDays le prouvent. 450 participants, plus de cent intervenants, 37 sponsors… C’est en assemblant les forces de l’AFIGEO et de DécryptaGéo que sont nées les GeoDataDays.

V comme Valéria Faure-Muntian. Viendra ? Viendra pas ? Les rumeurs sont allées bon train (elles !) jusqu’à la dernière minute quant à la présence de Valéria Faure-Muntian, députée de la Loire et en charge de la mission parlementaire sur les données géographiques souveraines. Malgré un planning très chargé, un train annulé et le fait que son rapport ne soit pas encore bouclé, elle est venue comme prévu et a expliqué les grandes lignes de son rapport, qui sera remis au Premier Ministre d’ici la fin du mois de juillet. Sur la base d’une centaine d’auditions et d’une trentaine de contributions écrites, elle va émettre plusieurs recommandations afin d’aider à l’État à disposer de données géographiques maîtrisées, homogènes, interopérables et opérationnelles dans l’exercice de ses missions régaliennes et d’autorité. Bien sûr, cette mise à disposition reposera principalement sur l’IGN, « pièce maîtresse de la stratégie de l’État en termes de données géographiques ». Mais le rapport va également faire des propositions pour un renforcement de la coopération interministérielle dans l’expression des besoins, le développement des liens avec les collectivités, également productrices de données, et la coordination avec le CNIG. L’idée semble être que l’IGN puisse organiser la production (ou la coproduction) de données dans une logique d’efficacité de l’action publique, avec les financements adéquats.

W comme Web. Sur le site des GeoDataDays : https://www.geodatadays.fr/, vous trouverez prochainement les vidéos ainsi que la totalité des supports de présentation.

X comme XX. La géomatique XX a encore du mal à s’imposer, et les GeoDataDays n’ont pas échappé à la sous-représentation féminine. Nous n’avions que 21 % d’intervenantes et 31 % de participantes. Nous avons tous et toutes des progrès à faire pour améliorer la parité !

Y comme Y’aura-t-il une édition l’an prochain ? La réponse est oui ! Le mariage AFIGEO DécryptaGéo a fait ses preuves et nous travaillerons ensemble dès la rentrée à l’édition 2019. Un questionnaire a été envoyé à tous les participants pour recueillir vos avis et vos bonnes idées. N’hésitez pas à le remplir si vous êtes concernés.

Z comme Zygomatiques. Bien sûr, Les GeoDataDays furent studieuses, mais, les géomaticiennes et les géomaticiens n’ont pas oublié d’activer leurs zygomatiques, et l’ambiance fut également festive… certains en auraient même perdu leur voix ! Savez-vous que 20 minutes de rire sont aussi bénéfiques qu’un jogging ou dix minutes d’aviron ? Venir aux GeoDataDays, c’est la santé assurée !

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