Intelligence artificielle et images satellites pour lutter contre la cabanisation

| 26 novembre 2018

Catégorie: Environnement, Institutions, Recherche, Satellite/Spatial, Secteur public, Sécurité/défense

La Direction Départementale des Territoires et de la Mer de l’Hérault (DDTM34) figure en bonne place parmi les six lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) désignés le 21 novembre dernier par le secrétaire d’État au numérique.

En sept ans, dans le seul département de l’Hérault, ce sont plus de six cents dossiers d’occupation illicite qui ont été instruits par la DDTM.

En sept ans, dans le seul département de l’Hérault, ce sont plus de six cents dossiers d’occupation illicite qui ont été instruits par la DDTM.

Pendant dix mois, la DDTM va bénéficier d’un accompagnement technique par ETALAB et stratégique (via la DITP) afin d’évaluer la pertinence des techniques d’intelligence artificielle appliquées aux images ariennes et satellitaires pour détecter caravanes, mobile homes, hangars, dépôts de déchets sauvages ou bâti illicite dans les milieux sensibles.

« Aujourd’hui, les agents vont sur Google Earth pour essayer de repérer les occupations illicites, c’est très empirique, explique Philippe Allamand, qui fait partie de l’équipe qui a porté la candidature de la DDTM 34. Avec ce projet, nous allons voir comment l’analyse automatique d’images peut nous aider à les pré-identifier dans les zones à enjeux. »

Un projet basé sur des données Pléiades

Dans un premier temps, La BD Ortho à 20 cm de résolution va permettre d’identifier un certain nombre d’objets. Les algorithmes devront ensuite apprendre à repérer les mêmes objets sur des images Pléiades, disponibles via Geosud ou récupérées en archive. Après la phase d’entraînement, la solution devra être capable de déclencher des alertes à l’arrivée d’une nouvelle image.

Si le projet est aujourd’hui porté par la DDTM 34, la question concerne de nombreux services déconcentrés et pourrait s’étendre à d’autres sujets (débroussaillements, etc.). « Il ne s’agit pas non plus de développer ce qui existe déjà par ailleurs » rassure Philippe Allamand. En effet, la détection automatique d’objets par satellite est déjà utilisée dans de nombreux domaines : suivi maritime, intelligence économique, défense…. Au-delà du POC (Preuve de concept) prévu, c’est bien le développement d’un service opérationnel et adaptable à différents contextes qui est visé. Rendez-vous dans dix mois pour les démonstrations ?

– Le dossier de presse présentant les lauréats sous ce lien

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