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L’open data est-il l’avenir d’INSPIRE ?

| 4 octobre 2017

Catégorie: A l'actu, Données, Environnement, IDG/IDS, INSPIRE, Institutions

(559 mots, temps de lecture estimé : 2 mn)

Photo de Marc LeobetLa conférence INSPIRE a joué la carte transfrontalière cette année. Tenue début septembre à Kehl et Strasbourg, elle a accueilli environ 950 personnes entre ateliers pratiques, tables rondes et conférences de tous ordres. Marc Leobet, l’une des chevilles ouvrières de son organisation au ministère de l’Écologie revient sur les quelques leçons à tirer de cette édition.

Il y avait de très nombreuses présentations d’exemples de mise en œuvre d’INSPIRE lors de la conférence, mais toutes n’étaient pas au même niveau de maturité, loin s’en faut. Du coup, on avait parfois du mal à avoir une vision d’ensemble. Quelles grandes tendances peut-on retirer de la conférence ?

C’est effectivement difficile, surtout pour moi, car je n’ai pas pu assister à beaucoup de sessions, étant très pris par l’organisation. Cette profusion montre tout d’abord qu’INSPIRE, ça marche ! La directive facilite le développement de projets intéressants dans de nombreux domaines. Ensuite, il est évident que la France n’a pas à rougir de sa mise en œuvre d’INSPIRE. Nous sommes nettement dans le peloton de tête des pays. La conférence a également montré l’importance du niveau régional dans ce succès. Que ce soit lors des discours d’inauguration ou lors de la session sur les régions, nous nous sommes rendu compte que nous avions tous les mêmes problématiques, les mêmes enjeux, les mêmes bénéfices.

Pourtant, comme l’a bien exprimé Serge Bossini dans son discours, il y a encore beaucoup de chemin à faire. Les usagers sont encore éloignés des données qui sont peu « activées », les portails ne sont pas très ergonomiques, etc. Comment aller plus loin ?

Effectivement, INSPIRE est bâti sur un chaînage fonctionnel dont le premier maillon, « trouver l’information », ne marche pas. Nous devons rendre les données repérables dans les moteurs de recherche et aller au-delà de nos catalogues traditionnels. Il faut être capable de mobiliser directement la valeur sémantique des données INSPIRE. N’oublions pas non plus que l’information géographique en elle-même a un intérêt limité pour l’analyse et la prise de décision. Ce qui compte, c’est de l’activer grâce à des algorithmes, et c’est ainsi que nous pourrons sortir de la sphère initiale de la directive, les autorités publiques entre elles, que nous pourrons toucher les utilisateurs finaux. Il y a eu des présentations passionnantes dans certains ateliers sur le rapprochement par exemple avec les blockchains, afin de dématérialiser certaines procédures administratives. On a également parlé d’intelligence artificielle, de machine learning. Nous devons mieux communiquer avec les développeurs, qui sont en dehors de notre communauté de géomaticiens.

Les données environnementales sont-elles suffisantes pour construire des services intéressants ?

Même si la directive a une vision assez étendue de la notion d’environnement, le rapprochement avec d’autres données est essentiel, celles venant des sciences humaines et sociales, mais aussi celles que nous serons capables d’extraire de toute une série de documents techniques aujourd’hui diffusés en PDF, comme les règlements d’urbanisme. Nous allons d’ailleurs lancer des travaux sur ce sujet au ministère de l’Écologie. C’est là que l’open data est important. Il permet d’accéder à de gros volumes de données qui vont permettre de construire de nouveaux services. Si on veut qu’INSPIRE fonctionne, il nous faut de l’open data.

Pour aller plus loin :

Ici, l’article publié par Marc Leobet dans Géomatique Expert sur les origines de la directive INSPIRE.

Site web de la conférence INSPIRE 2017

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