Pain au chocolat ou chocolatine, bison fûté au centre de la Terre… deux beaux sujets de thèse à déguster

| 8 juin 2018

Catégorie: A l'actu, Cartographie, Environnement, Recherche

Vous avez six minutes ? Alors prenez le temps de découvrir les vidéos de présentation des thèses des deux doctorants (très spatiaux) de l’université de Grenoble qui ont été sélectionnés pour la grande finale du concours de MT180 (Ma thèse en 180 secondes).

Clément Chagnaud_crédit_David Pell – MT180 CPU-CNRS

Clément Chagnaud_crédit_David Pell – MT180 CPU-CNRS

Clément Chagnaud, doctorant au Laboratoire d’informatique de Grenoble (LIG – CNRS / Grenoble INP / UGA) et au Laboratoire Grenoble Images Parole Signal Automatique (GIPSA-lab – CNRS / Grenoble INP / UGA) fait une thèse en géolinguistique sur les « Méthodes et outils de géovisualisation et d’analyse spatiale exploratoire pour les humanités numériques : application aux données des cartes anciennes de l’Atlas Linguistique de la France ». Grâce à l’analogie avec la répartition spatiale des tenants du pain au chocolat vs ceux qui parlent de chocolatine, il explique très bien en quoi consiste la géolinguistique.

 

 

Philippe Le Bouteiller, doctorant à l’Institut des sciences de la Terre (ISTerre – CNRS / IFSTTAR / IRD / UGA / USMB), s’attaque à un sujet a priori incompréhensible par le commun des mortels dans sa thèse intitulée « Approche eulerienne de l’équation de Hamilton-Jacobi par une méthode Galerkin discontinue en milieu hétérogène anisotrope : application à l’imagerie sismique ». Mais, grâce à l’analogie avec la carte bison futé des embouteillages sismiques, tout devient clair !

Ils seront sur scène à Toulouse le 13 juin pour la grande finale !

 

Biographies et témoignages des deux finalistes grenoblois

Philippe Le Bouteiller

« Après un cursus d’ingénieur, j’ai d’abord travaillé quelques années dans une entreprise de distribution d’eau, ce qui ne m’a pas empêché d’entreprendre une thèse de doctorat en géophysique par la suite ! Je travaille depuis bientôt trois ans au sein du laboratoire ISTerre à Grenoble sur la modélisation haute précision de la propagation des ondes sismiques à l’intérieur de la Terre, afin d’utiliser ces vibrations pour connaître la composition du sous-sol à différentes échelles. Cela est essentiel dans certains domaines de l’industrie (extractions minérales ou d’hydrocarbures, construction de bâtiments etc.) mais également pour mieux comprendre le fonctionnement interne de la Terre, les tremblements de terre, ainsi que certains phénomènes comme les volcans par exemple. Le concours Ma Thèse en 180 secondes est une occasion unique de faire connaître ces enjeux au grand public. C’est également une expérience personnelle exceptionnelle que de se retrouver sur scène face à plusieurs centaines de personnes. J’ai pu acquérir des techniques de communication orale ou encore de gestion du stress, mais j’ai surtout appris à oser être moi-même. Cela me servira sans doute toute ma vie ! Si tout se passe comme prévu, je devrais soutenir ma thèse dans quelques mois. »

Clément Chagnaud

« Je suis ingénieur en science du numérique, diplômé de l’école CPE Lyon et j’ai commencé ma thèse en à Grenoble en janvier 2017. Je fais une thèse en géomatique qui s’applique à des données géolinguistiques. La géomatique est une discipline scientifique hybride qui combine la géographie et l’informatique, autrement dit c’est le traitement et l’analyse de données spatio-temporelles grâce à des outils et des méthodes numériques. En l’occurrence les données que je manipule dans ma thèse traduisent la répartition géographique des dialectes gallo-roman en France à la fin du 19ème siècle. Mon objectif est de les représenter sur des cartes numériques afin de visualiser les liens qu’il existe entre ces données. Participer à MT180 au début c’était vraiment l’opportunité pour moi de me lancer un défi en me confrontant à un public pour lui transmettre le gout de la science. Maintenant que j’ai eu la chance d’aller aussi loin dans le concours je le vis vraiment comme une expérience stimulante qui me permet de rencontrer plein de personnes d’horizons et de parcours différents, c’est très enrichissant. Je recommande vraiment cette aventure à tous les doctorants, elle apporte beaucoup aussi bien sur le plan personnel que professionnel, en plus de ça, la rumeur dit que Grenoble a plutôt un bon karma avec concours 😉 »

Pour suivre la finale nationale

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