Vision stratégique de l’information géographique : réflexions genevoises

| 2 mars 2018

Catégorie: A l'actu, IDG/IDS, Institutions

La transformation urbaine et le développement du numérique rebattent les cartes de l’information géographique. C’est particulièrement vrai pour les infrastructures de données géographiques (IDG), qui doivent repenser leur positionnement et leurs missions. Dans « Pour une stratégie de l’information géographique à Genève : smart data for smart city », fruit de plusieurs mois de réflexions d’un groupe de travail dédié, le SITG décline ces enjeux en quatre axes et treize propositions.

Après Cassini, la photographie aérienne et la géomatique, voici venue la quatrième révolution de la géo-information : celle du numérique. Désormais, la nature de l’information change, le traitement des données devient de plus en plus autonome, le citoyen (capteur ou pas) s’invite dans la partie et les politiques publiques sont guidées par les concepts de smart city.

Bientôt un Geodata Store à Genève ?

C’est dans ce contexte (et au moment de rediscuter sa nouvelle feuille de route) que le SITG prend un peu de hauteur pour envisager son avenir. Passer des géodonnées aux « smart geodata » n’est pas qu’une question de vocabulaire à la mode. Pour le SITG, il faut mettre en place une boucle de rétroaction et de nouveaux outils de gestion et de traitement.

Les smart geodata remettent en cause les modes de gestion habituels du SITG

Les smart geodata remettent en cause les modes de gestion habituels du SITG

Afin de s’adapter au nouveau monde numérique, les rédacteurs du document recommandent que le SITG se positionne en tant que sur-traitant à l’image des stores Apple ou Google qui « coiffent la chaîne de valeur en s’attribuant la distribution des produits via le contrôle des plateformes dominant les écosystèmes ». Ils souhaitent également se donner les moyens d’entrer en discussion avec les citoyens, à l’exemple de ce qui est entrepris avec le Geofab mais également grâce à une communication plus active et plus pédagogique. Plusieurs recommandations vont dans le sens des nouveaux usages et des innovations : explorer les big data, se doter de compétences de « geo data scientist », participer à des démonstrateurs sur l’Internet des Objets, sur l’utilisation des blockchains (qui remettent en cause les registres officiels), se rapprocher des laboratoires de recherche… Dans un jeu d’acteurs plus ouvert et qui n’est plus strictement institutionnel, il est enfin urgent de réfléchir à la position des « tiers garants » et de proposer un nouveau cadre sur la mesure de la valeur ajoutée de l’information géographique. Comme ce type de réflexion stratégique mérite mieux qu’un document (même passionnant et bien fait) tous les cinq à dix ans, le SITG lance l’idée d’un think tank permanent pour l’accompagner dans ce changement. Bref, une mine d’idées que chacun peut creuser et décliner dans sa propre organisation, avec, en cadeau, une glossaire sur tous les termes du moment.

Pour une stratégie de l’information géographique à Genève : smart data for smart city

Pour une stratégie de la géoinformation à Genève : « smart data for smart city ». Cliquez pour ouvrir.

 

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