Le Géoportail s’offre un nouveau look

| 16 octobre 2016 | 0 commentaire

Catégorie: 3D, A l'actu, Cadastre, Cartographie, Données, Grand public, IDG/IDS, Imagerie, INSPIRE, Institutions, Secteur public, Services, WebMapping

Pour fêter ses dix ans, le Géoportail s’habille de neuf. Cette nouvelle interface n’est que la partie visible d’une modification en profondeur de l’infrastructure de données géographiques nationales.

Rappelez-vous, lorsque Jacques Chirac lance en personne le Géoportail en 2006, le site plante immédiatement, car il n’est pas du tout dimensionné pour un usage grand public. Même s’il ne s’agit pas de concurrencer Google, le Géoportail a parcouru bien du chemin en dix ans, et il est entré dans les pratiques quotidiennes. « Sur les cent millions de requêtes quotidiennes, 70 % viennent de particuliers, 30 % de professionnels » rappelle Jean-Marc Le Gallic du pôle technique Géoportail. Comment servir au mieux ces deux communautés ? Comment s’imposer comme portail de référence à la fois simple d’utilisation et capable d’être le point d’entrée dans l’écosystème des infrastructures de données spatiales du pays ?

Une interface simplifiée

Pour développer la nouvelle version de l’interface, l’IGN a mené l’enquête auprès de ses utilisateurs et est allé à la rencontre des professionnels. Il a également recruté une dizaine de particuliers (certains ne connaissant pas du tout le site) pour le guider dans certains choix ergonomiques, car les développements ont essentiellement été réalisés en interne. Cette nouvelle mouture plus épurée, qui propose du calcul d’itinéraires (sur la BD Topo) et d’isochrones, s’appuie sur une nouvelle API qui intègre des extensions Openlayers 3 et Leaflet afin de faciliter l’intégration des flux du Géoportail. « Nous allons maintenir la version 2 de l’API pendant encore quelques mois, afin de garantir la compatibilité avec les navigateurs », prévient Jean-Yves Le Gallic. L’interface s’est également enrichie de fonctions de personnalisation (superposition de couches, dessin…) et de partage, qui permettent d’intégrer rapidement une carte réalisée sous le Géoportail dans un site Web. Les applications mobiles (smartphone et tablettes), elles, n’ont pas évolué et il faut utiliser l’application Web pour bénéficier de la nouvelle interface.

Avec le Géoportail V3, chacun peut réaliser gratuitement un calcul d’isochrones et d’isodistances qui prend en compte tous les vecteurs de la BD Topo.

Avec le Géoportail V3, chacun peut réaliser gratuitement un calcul d’isochrones et d’isodistances qui prend en compte tous les vecteurs de la BD Topo.

Il faudra encore un peu de patience pour bénéficier d’une 3D renouvelée. Dans un premier temps, d’ici quelques semaines, le plug-in Diginext ne sera plus nécessaire pour accéder aux couches en 3D grâce au WebGL. Viendra ensuite l’intégration d’iTowns courant 2017.

Mais ces évolutions ne sont que la partie visible de l’iceberg. Toute l’infrastructure est en cours de migration vers le data center de l’État, une mission qui va s’étaler jusqu’en juin 2018. Ainsi, les utilisateurs publics connectés au réseau officiel ne subiront plus les ralentissements qui pouvaient être liés à leurs sécurités d’accès, car le Géoportail deviendra une véritable application interne.

 

 

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