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2015, année open ?

| 15 janvier 2015 | 0 commentaire

Catégorie: A l'actu, Données, Environnement, Grand public, Imagerie, Marché, Open Data, Satellite/Spatial

Au sein de la planète open data, les États sont désormais en compétition et la France vient d’obtenir sa médaille de bronze. Alors que les États et organisations supra-étatiques reconnaissent tous l’enjeu de l’open data, les grands principes se frottent toujours aux dures réalités des systèmes de production. Ce qui ne favorise pas forcément les réutilisations les plus critiques.

Bravo ! Voilà la France troisième à l’open data index, derrière le Royaume-Uni et le Danemark. C’est quatre places de mieux que l’an dernier, première année de production de ce classement international par l’association Open Knowledge qui analyse une centaine de pays. L’index s’appuie sur neuf critères qualifiant l’ouverture réelle de données emblématiques sur une dizaine de thèmes : résultats électoraux, textes de lois, dépenses et budget du gouvernement, cartographie nationale, émission de polluants, codes postaux, horaires de transports, statistiques nationales et registres d’entreprises. C’est surtout grâce à la mise en ligne des codes postaux et des données de pollution que le France grimpe dans le classement. Notre pays obtient un score de 100 % en matière de cartographie, car c’est la publication de France Raster V4 à partir du 1/100 000 qui a été évaluée. Mais il lui reste encore du pain sur la planche pour atteindre la première marche du podium, notamment en termes de diffusion des dépenses de l’État, un domaine où la plupart des pays européens restent frileux, tout comme les États-Unis.

Avec un taux de 80% de données réellement ouvertes, la France se classe troisième à l’open data index 2013

Avec un taux de 80% de données réellement ouvertes, la France se classe troisième à l’open data index 2013

Libre Sentinel

2015 sera-t-elle un bon cru en termes d’open data dans le domaine de l’information géographique ? On ne va pas en remettre une couche sur l’adresse, mais disons que l’affaire est en bonne voie. Côté observation de la Terre, les données issues des satellites Sentinel 1B (radar) et Sentinel 2A (optique), qui devraient tous les deux être lancés en 2015, devront obéir aux grands principes d’ouverture. Aucune restriction à l’usage et à la dissémination n’est prévue si ce n’est les enjeux de sécurité nationale ou de protection de la vie privée. Les services critiques Copernicus (ex-GMES, qui exploiteront les données Sentinel) autour de la sécurité et de l’environnement seront assurés en priorité. Un service de base d’accès aux archives sera également proposé pour tous les autres utilisateurs (publics et privés), mais il passera par des plateformes dédiées, qui n’apportent aucune garantie de qualité de service (surcharge possible). De plus, la licence d’usage dégage l’Agence spatiale et la Commission européenne de toute responsabilité en termes de qualité des données proposées.

Deux poids et deux mesures ?

Voilà un bon exemple des contradictions inhérentes aux politiques de diffusion de données, qui se veulent, par principe, ouvertes (« Access to Sentinel data should be free, full and open »). D’accord pour les offrir à tout le monde, mais sans engagement ! Car il faut réserver les moyens aux clients solvables, et notamment à ceux qui financent directement les programmes.

 

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