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DansMaRue, il y a…

| 16 octobre 2016 | 0 commentaire

Catégorie: Cartographie, Données, Dossier : Géo-signalement, Grand public, Institutions, Open Data, Réseaux/Transports, Secteur public, Utilisateurs

Dès 2012, la Ville de Paris a développé une application de signalement, baptisée DansMaRue. Un bon exemple de mobilisation du SIG au service d’une application de plus en plus populaire.

web-180-dossier-signalement-dansmaruePlutôt que d’être interpellée par des start-up ou des collectifs citoyens, la mairie de Paris a préféré prendre les devants. C’est en s’inspirant des exemples étrangers qu’elle a lancé DansMaRue, entièrement développé en interne. « Pendant neuf mois, nos services ont utilisé l’application. Cela a permis aux agents de se rassurer sur la volumétrie à gérer, sur l’organisation nécessaire » rappelle Jean-Philippe Clément, responsable des solutions data à la Ville de Paris.

… des process qui se croisent

Car mettre en place une telle application est effectivement un pari audacieux quand il faut faire face à un flux d’environ quatre mille signalements mensuels. Si DansMaRue elle-même reste simple (ainsi que sa déclinaison Web), la distribution des signalements s’appuie sur un outil de workflow assez complexe. Il permet de distribuer les anomalies entre les différentes brigades territoriales selon leur position géographique (basés sur les calques) et leur type (problème voirie, éclairage, propreté…). Par exemple, une poubelle non vidée dans un square doit être traitée par la direction des espaces verts, mais si c’est dans la rue qu’elle déborde, ce sera au service propreté du quartier de régler le problème.

Les anomalies sont également envoyées via des webservices aux prestataires qui interviennent sur l’espace public (Evesa, Decaux…). Le back-office a été développé sous Lutèce, le framework open source JAVA développé par la Ville de Paris, récemment récompensé par le Quality Award 2016 d’OW2. Pour ce projet, la Ville de Paris a fait développer un plug-in Lutèce cartographique sous OpenLayers réutilisé dans beaucoup de formulaires intégrant de la cartographie. Chaque service dispose ainsi d’une interface web en back-office qui lui permet de consulter et de gérer les signalements qui lui sont affectés par le workflow. Les signalements sont également accessibles sur le portail open data depuis juin 2015 avec un décalage de six mois afin de garantir la stabilité des traitements. À ce jour, la base comprend environ 200 000 enregistrements, dont près de 60 000 pour la seule année 2015.

… des contributeurs variés

Même si DansMaRue a été téléchargée 25 000 fois, il est difficile de savoir qui sont les utilisateurs. En effet, seuls 40 % d’entre eux laissent leur mail. De plus, 30 % des anomalies sont saisies par les opérateurs du plateau téléphonique de la ville. « Nous avons très peu de serial-signaleurs, remarque Jean-Philippe Clément. Mais nous voyons bien que certains sont très actifs dans leur quartier, ce qui prouve que l’application marche bien. Nous observons une concentration des signalements sur le centre de Paris et sur les 8e, 9e, 17e et 20e arrondissements, des quartiers où il y a à la fois une forte densité de résidents et d’actifs. »

80% des signalements concernent la malpropreté (graffitis en tête, objets abandonnés, encombrants…).

80% des signalements concernent la malpropreté (graffitis en tête, objets abandonnés, encombrants…).

DansMaRue, il y aura…

DansMaRue n’est pas une application de pilotage de l’activité pour autant. Chaque service analyse ses données, identifie des points chauds et s’organise pour les réduire, mais il n’y a pas d’engagement formel sur les temps de traitement, un sujet qui sera peut-être abordé avec la prochaine version attendue au printemps 2017. Celle-ci ne se limitera sans doute plus aux rues et permettra de signaler des dysfonctionnements dans certains équipements municipaux, malgré une géolocalisation moins fine. « Nous réfléchissons à mieux intégrer une dimension de crowdsourcing social, que nous avons déjà testé en 2014 avec l’opération Du vert près de chez moi, » révèle Jean-Philippe Clément. Lancée sur l’application pendant l’été, la campagne proposait aux Parisiens de photographier et de faire remonter des lieux qui mériteraient d’être végétalisés. Mille six cents propositions ont été faites dont cinq cents ont depuis été prises en charge par la direction des espaces verts. L’application pourrait ainsi apporter une dimension plus opérationnelle et concrète à des démarches issues du budget participatif, ou aux suggestions recueillies sur le site idees.paris.fr. L’intégration du futur compte usager parisien, la possibilité d’utiliser des notifications… permettront peut-être également d’en savoir un peu plus sur les utilisateurs.

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